Tribune & Philosophie

L'IA générative ne produira jamais la moindre littérature

Tribune d'Alexandre de Hemptinne : en partant de l'expérience d'un mot de condoléances, il démontre pourquoi la littérature exige précisément ce que l'IA est incapable de faire.

Imaginez-vous penché sur un mot de condoléances. Vous cherchez les mots justes, rejetant les formules toutes faites, «mes pensées vous accompagnent», «je partage votre peine», qui sonnent faux dès qu'on les pense. C'est cet effort-là, cette résistance aux clichés, que Roland Barthes appelait la lutte contre le «fascisme du langage».

C'est précisément cet effort que l'IA est constitutionnellement incapable de fournir. Un chatbot, face à la même demande, «coule comme un robinet d'eau tiède» : il produit ce que le langage lui impose, sans jamais en résister. La littérature, au contraire, naît de cette résistance, de la capacité à s'arracher aux formules consacrées pour atteindre une vérité personnelle, irréductible.

Cette tribune est l'un des arguments philosophiques les plus rigoureux publiés à ce jour contre la prétendue capacité littéraire de l'IA. Elle ne parle pas de technique, de droits d'auteur ou de marché, elle parle de ce que la littérature est, au fond.

Lire la tribune complète sur La Libre

Le Prix Pascal récompense la meilleure œuvre co-écrite avec une IA.

Candidater