Masayoshi Son n'est pas homme à la demi-mesure. Lors d'une prise de parole publique, le fondateur de SoftBank a dressé un tableau radical de l'avenir : une IA dont l'intelligence surpasserait tellement celle de l'humain que ce dernier apparaîtrait, par comparaison, aussi limité qu'un poisson rouge.

Mais c'est sur le terrain littéraire que la prédiction prend une résonance particulière : selon Son, l'IA sera capable d'écrire à un niveau tel qu'elle pourrait un jour décrocher le prix Nobel de littérature. Une hypothèse que les milieux académiques et éditoriaux peinent encore à prendre au sérieux — alors même que les romans co-écrits avec des IA se multiplient.

Cette vision extrême pose avec une clarté brutale la question centrale du Prix Pascal : si une machine peut obtenir la plus haute distinction littéraire du monde, que célébrons-nous alors dans un livre — la technique ou l'humanité qui s'y exprime ?

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