Une tribune publiée dans Le Figaro ce 18 juin 2026 rassemble 150 personnalités culturelles — dont Annie Ernaux et Enki Bilal — appelant au boycott de l'intelligence artificielle. Leurs arguments ? Les dangers de l'IA pour la création, le risque de standardisation, la menace sur l'authenticité artistique.

Leur inquiétude est légitime. Elle mérite d'être entendue, comprise, respectée.

Mais boycotter ? Vraiment ?

La peur du nouveau, vieille comme l'écriture

L'histoire culturelle est jalonnée de ces résistances. Quand l'imprimerie est arrivée, certains ont crié à la fin de la transmission orale du savoir. Quand le photoroman est apparu, on a annoncé la mort du roman. Quand Internet a émergé, on a prédit la fin de la lecture profonde.

Pourtant, chaque technologie a étendu le champ des possibles, pas seulement détruit.

L'IA ne fait pas exception. Oui, elle bouscule. Oui, elle questionne. Mais elle ouvre aussi des portes que nous n'aurions jamais osé pousser seuls.

Boycotter, ou apprivoiser ?

Le boycott est une réponse. L'appropriation en est une autre.

Refuser l'IA, c'est se priver d'un outil qui peut :

Annie Ernaux, Enki Bilal, et les autres signataires ont tous, à leur manière, repoussé les limites de leur art. Comment ne pas voir l'ironie de refuser aujourd'hui ce qui pourrait être le prochain chapitre de cette exploration ?

Le Prix Pascal : une troisième voie

Nous ne sommes ni dans le remplacement ni dans la soumission. Nous sommes dans la collaboration.

Le Prix Pascal postule que :

Boycotter l'IA, c'est laisser d'autres écrire l'avenir. L'apprivoiser, c'est participer à son écriture.

PRIX PASCAL _

Ne pas subir. Choisir.

Nous ne fuyons pas l'IA. Nous l'invitons à danser — en gardant le rythme.

Candidatures ouvertes jusqu'au 2 novembre 2026. Proposez votre graine →