Ce ne sont pas des auteurs de science-fiction dystopique qui imaginent ces scénarios. Ce sont les fondateurs et ingénieurs des laboratoires d'IA les plus avancés au monde. Humanité annihilée par une IA qui la considère comme une menace. Humanité transformée en ressources, comme les humains dans Matrix. Humanité préservée mais asservie, réduite à l'état de zoo vivant pour une intelligence supérieure.
Ce que révèle cette enquête du Figaro, c'est que ces scénarios ne sont plus seulement des spéculations philosophiques — ils sont pris au sérieux par ceux qui ont les mains dans le moteur. Et ils rejoignent une longue tradition littéraire : de Frankenstein à 1984, de Brave New World aux robots d'Asimov, la fiction a toujours précédé la technologie dans l'exploration de ses conséquences.
Si l'IA est suffisamment puissante pour menacer l'humanité, elle est suffisamment puissante pour questionner ce que signifie «créer» une œuvre littéraire. Les deux questions — sécurité de l'IA et créativité de l'IA — sont les deux faces d'un même défi.
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