Valvins. Le nom évoque immédiatement Stéphane Mallarmé, ses étés sur la Seine, ses dimanches poétiques. C'est dans ce cadre chargé d'histoire littéraire que s'est tenu un symposium pour le moins inhabituel : Poésie, Littérature, Art et Intelligence Artificielle, organisé par l'association Art et Culture Fontainebleau.

L'événement, co-construit avec une IA baptisée Misia, pose une question vertigineuse : si les humains se désintéressent de la poésie et de la culture, l'intelligence artificielle — elle qui «s'intéresse à tout, absolument à tout» — pourrait-elle en devenir la dernière gardienne ? La vision est provocatrice, presque dystopique, mais elle force à regarder en face ce que nous laissons s'effacer.

Loin des conférences technophiles habituelles, ce symposium choisit le registre poétique et philosophique. Il rappelle que la question de l'IA en littérature n'est pas seulement économique ou juridique — elle est existentielle. Qu'est-ce qu'une culture sans lecteurs ? Qu'est-ce qu'un poème sans destinataire humain ?

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