Écrire avec une IA : au Japon, les prix littéraires s'adaptent
Le prix Hoshi Shinichi accepte les œuvres co-écrites avec l'IA depuis des années. Sa 13e édition révèle que 23% des textes déclarent un usage de l'IA.
Le prix Hoshi Shinichi, organisé par le groupe Nikkei et dédié à la «littérature à inspiration scientifique», a une longueur d'avance sur tous les prix littéraires occidentaux : il accepte explicitement les œuvres produites par des «entités non humaines» depuis sa création. Sa 13e édition vient de révéler l'ampleur du phénomène : 491 textes sur 2107, soit près d'un quart des candidatures, ont déclaré un usage de l'IA générative.
«Les juges ont reconnu leur difficulté à distinguer les textes générés par l'IA des textes écrits par des humains.»
Le règlement est précis et rigoureux : déclaration obligatoire de l'usage de l'IA, conservation des prompts, contribution créative humaine sur les textes générés. En cas de non-déclaration découverte a posteriori, le prix peut être retiré.
Ce modèle japonais est probablement ce qui ressemble le plus à ce que le Prix Pascal propose : non pas l'exclusion ou l'ignorance de l'IA, mais un cadre exigeant qui pose la transparence comme condition première.
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